[RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

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[RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Jeu 17 Oct - 19:22

    Amiens, 1653...

    Ce n'est pas ravi que je me retrouve à visiter une maison avec Rosy. Pour recadrer l'histoire, cela fait quelques temps que Mariana et moi sommes ensemble et elle voulait qu'on emménage...Mais mademoiselle a des goûts bien compliqués. Moi, une cabane, ça me va, mais quand on est en couple avec une "princesse", la cabane, on fait une croix dessus.

    Alors on avait cherché après une maison, sauf que le jour de la visite, Mariana s'était éclipsée, appelée en urgence par la Reine. Autant dire que je l'ai maudite encore une fois. Bref, après un tour rapide dans le jardin où elle m'a parlé d'un saule dont je me moque bien, nous voilà prêts à entrer dans la maison. Un soupir s'échappe de mes lèvres, je préférerais, et de loin, être ailleurs que là avec elle. Oui, depuis quelques temps, sa compagnie ne m'est plus très agréable...

    Remontons un peu plus loin dans le temps. Rosy et moi, nous nous sommes rencontrés lors d'une animation royale qui se déroulait à Saint Pierre Port. Il y avait eu quelques épreuves à traverser et elle avait fini éclopée, bien une fille ça, un truc un peu difficile et elles se ramassent...Sans parler qu'elle a fini à moitié nue, mais ça, c'est une autre histoire, et que j'y suis pour rien miraculeusement !

    Rapidement, des liens se sont forgés et il faut bien l'avouer, j'attendais parfois impatiemment de la croiser...Je n'ai jamais trop su définir les sentiments qui me liaient à elle, tout ce que je sais c'est qu'elle m'importait beaucoup et que, dès qu'il arrivait quelque chose, j'accourrais. Pour ça, je me suis fait remonter les bretelles une paire de fois par Elise. Elle, elle pensait que Rosy se foutait bien de moi et j'ai fini par le croire.

    Ce qui a déclenché ça ? Le fait que j'ai découvert que Victoria et Mariana n'étaient qu'une seule et même personne. Encore une fois, j'ai eu la sensation de me faire avoir, de m'être fait manipuler. J'étais désemparé, en colère, triste, tout un tas de sentiments s'étaient emparé de moi, et alors que j'avais plus que jamais besoin de quelqu'un alors que j'étais totalement perdu, il n'y avait personne...Enfin, si. La Reine de je me mêle de tout avait écrit à Elise qui avait accouru alors qu'elle était à une bonne centaine de kilomètres de là.

    C'est à partir de ce moment là que j'ai rejeté toute personne m'approchant hormis Elise qui m'avait prouvé son amitié. Grâce à elle je n'étais pas seul et j'ai pu comprendre certaines choses. C'est comme ça que je me suis retrouvé en Espagne à aller chercher Mariana et que je me retrouve maintenant à visiter cette maison...


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Gregory Sandre

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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Ven 18 Oct - 8:01

Le tour du jardin rapide au pas de charge, j’ai fait tout pour éviter son regard, ca ne s’est pas trop mal passé.
Du blabla a franchit mes lèvres, il a suivit sans dire un mot, je compte bien continuer sur ma lancée, une visite rapide de la maison.
La porte est franchie, un long couloir nous accueil, direction l’escalier qui y trône, une petite grimpette jusqu’au l’étage, je me pose contre le mur.
Trois pièces qui peuvent servir de chambre, bureau ou débarras, et une salle d’eau.


Je t’en prie fait a ton aise.

Je le laisse aller visiter pendant que moi je me perds dans mes souvenirs.
Notre rencontre a Saint Pierre Port…
Eu un peu plus tard, mon penchant pour la bibine, mes escapades pour aller retrouver l’homme de ma vie qui n’étais plus à moi, la décision que j’ai prise, celle qu’il l’a accepter.
Amiens, ma maisonnette ou l’on a vécu tout les deux une semaine, je l’avais engagé pour me surveiller, m’empêcher de sortir la nuit.
Une semaine où j’ai découvert l’homme qui visite une pièce a cet instant. Une semaine pour découvrir que je pouvais aimer un autre, parce que c’est vrai que j’ai ressenti des sentiments pour lui, mais j’ai aussi apprit à le connaitre, a connaitre sa façon de vivre et a savoir qu’il n’y a pas de place pour une femme dans sa vie.
L’amour est une passade, l’amitié est un bien précieux et Greg j’avais besoin de son amitié, je me sentais bien quand il était là, il représentait le grand frère que j’imaginais, celui dont on rêve.
On passait de bon moment, on papotait, on riait. J’étais bien dans cette relation.

Du regard je le suis, qui passe de pièce en pièce.

Tout en me rappelant l’arrivée de madame je sais tout, madame qui sait ce que pense les autres, madame qui sait certainement ce qu’un homme a besoin au lit, mais qui ne sais pas du tout ce qui se passe dans ma tête a moi.
Les rumeurs, vive les rumeurs…
Ce jour a l’auberge, cette remarque qu’il m’a fait que je n’ai pas compris. Moi qui insiste pour comprendre, lui qui réplique.
L'étonnement, les mots qui sont dit, le silence. La cassure, le fossé qui grandit entre nous…
J’ai observé de loin  l’amour naissant entre lui et Victoria enfin Mariana, mais cela c’est une autre histoire.
Heureuse pour eux, malheureuse de ne pas pouvoir partager leur bonheur. Mais ainsi va la vie.

Il a fini la visite de l’étage, je reviens au présent, ce qui est mieux ainsi, la suite je le sais va me faire souffrir, parce que d’un fossé on est passé a un gouffre devenu infranchissable. Ma faute ? La sienne ? La notre tout simplement.

Nous empruntons l’escalier dans l’autre sens. Descente rapide, je saute les deux dernières marches et file vers la première porte. Une grande pièce bien éclairée nous accueil.
A cet instant je maudis Mariana, c’est a elle que je devais faire visité cette baraque, pas a lui. Je lui aurais laissé la clé, pour lui faire visiter plus tard.
Mais je me dois de continuer et je me fais la promesse de démissionner de mon poste au cadastre dès mon retour à la mairie.
Parce qu’il faut quand même causé, je lâche. Tout en me dirigeant vers la porte au fond.


La maison est en très bon état, vous pourrez vous installer rapidement, si elle vous convient.

Découverte de la bibliothèque, puis de la cuisine.
En fait je découvre la demeure en même temps que lui. C’est vrai qu’elle est pas mal, mais grande, très grande.
Il reste deux portes, donc deux pièces.
J’ai hâte que ça finisse, je demande donc.


On continue ou tu en as assez vu ?



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Dim 20 Oct - 2:00

    Je la suis, pièce par pièce, pas vraiment convaincu par l'endroit. Pour moi, ya plein de trucs qui vont pas et surtout un : mais à quoi ça sert d'avoir autant de pièces ?? J'arrêtais pas de lui dire qu'une simple cabane ou même une écurie, ça me convenait alors une maison pareille...Enfin, j'imagine que c'est le genre de truc que elle, elle veut. Elle m'a parlé de tout ce qu'elle espérait comme une bibliothèque un salon une salle de réception, je lui ai d'ailleurs demandé quelle était la différence entre tout ça. Non parce que moi, j'ai grandi dans une petite maison de pêcheur en Irlande, autant dire que si on avait ce dont on avait besoin, ça n'avait rien de luxueux et ça m'a toujours convenu.

    Je me retrouve là, complètement dépité et dépourvu. Normalement, c'est elle qui aurait dû visiter, moi je sais pas ce qu'elle veut exactement et je suis pas sûr d'être la meilleure personne pour choisir une maison. La visite se fait rapidement comme si Rosy était pressée de terminer cette corvée et je dois avouer que moi aussi. On passe de pièce en pièce dans un silence assourdissant, très rarement entrecoupé par quelques paroles qui sortent de sa bouche. Enfin vient le moment où elle me demande si j'en ai assez vu.

    La question surtout, c'est de savoir si ça lui plairait. Moi j'y connais rien. Elle veut plein de pièces pour ci ou ça, je sais même pas à quoi ça sert. Elle m'a parlé d'une salle de réception, d'un salon, d'une bibliothèque et j'en passe...C'est faisable ça ici ?

    Conversation bateau entre deux "étrangers", l'un qui visite une maison, l'autre qui est censé lui donner envie de l'acheter.Déjà que ça m'emballe pas de visiter, être dans la même pièce que Rosy à faire comme si de rien n'était ne m'est pas aisé. Je pose les yeux sur elle un instant mais n'ajoute rien. Elise me compare sans cesse à un loup et le loup, quand il est blessé devient agressif. Alors je préfère me taire plutôt que de risquer de repartir dans une dispute.


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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Lun 21 Oct - 9:44

Je fais tout pour éviter son regard, ce qui est facile puisque depuis le départ de la visite il me suit.
Quand j’ai posé la question, j’ai espérer qu’il me réponde, « oui c’est bon, on la prend », ce qui aurait mi fin au calvaire que je vis.
Au lieu de cela il me fait une longue tirade qui me fait penser que le sans domicile fixe nommer Gregory, ne sais absolument pas ce qu’il veut lui et se demande se qu’il fait là.
Inspiration, expiration, concentration, il me faut donc revêtir la tenue de l’agent immobilier qui vend une maison.
Nos regards se croisent un bref instant, je détourne le mien vers la porte que j’ouvre et m’engouffre dans ce qui pourrait servir de salon. Et c’est parti pour du blabla, j’imagine être avec Mariana.


Comme tu as pu le voir la grande pièce peut servir de salle de réception. Elle est spacieuse et bien éclairée.
La bibliothèque ne demande qu’à être garnie, imagine un beau fauteuil confortable ou tu pourras t’installer pour la lecture.


Inspiration, expiration, j’ai du mal à comprendre pourquoi on a besoin d’une pièce pour entreposer des livres qui ne font que prendre la poussière, ah peut être qu’elle a décidé de lui apprendre a … enfin bref…

La cuisine qu’on vient de traverser est bien équiper.

Nous voici donc dans le salon.


Mon regard est aussitôt attiré par la cheminée sculptée, une pure merveille.

Vous pourrez faire de belle flambée, un bon divan installé devant pour passer les longues soirées d’hiver à papoter.
Moi je trouve que c’est la pièce la plus importante d’une maison, celle ou l’on peut se poser pour réfléchir, faire des projets, parler d’avenir avec un bon petit verre a la main installer cote a cote.
Ou recevoir ses amis dans une ambiance chaleureuse.


Par Pascal qu’est ce que tu racontes Rosy, c’est tout et n’importe quoi.
Je file vers la porte suivante. Pénètre dans la pièce et la je suis a court d’idée, vraiment, qu’est ce qu’ils pourraient faire dans cette pièce ?
Comme rien ne vient sous ma tignasse, je fait un demi-tour et plonge mon regard dans le sien.


Je te laisse imaginer ce que vous pourriez faire de celle-ci.
Mais a mon avis cette maison doit correspondre à ce que vous chercher.
Je suis certaine que vous serez heureux ici, c’est me semble t’il le plus important.


Certaine pas vraiment, ils sont si différents, avec des envies tellement contraire, j’avais pu en avoir un aperçu un jour que je les avais croisé a l’auberge et que discrètement j’écoutais leurs conversation.
Mais l’amour fait des miracles et j’espérais vraiment qu’il soit heureux.



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Mer 23 Oct - 21:03


    Je ne suis pas du genre très causant et là...Encore moins. A vrai dire cette visite m'ennuie, c'est Mariana qui aurait dû la faire. Comme si j'y connaissais quelque chose moi ! Rosy répond à ma question, je la suis dans chacune des pièces qu'elle me montre et pour lesquelles elle me donne des idées.

    Je la regarde de façon dépitée quand elle me parle d'un fauteuil où m'installer pour la lecture...Elle me prend pour un intello ? C'est tout juste si je sais lire et ça sert à quoi d'avoir tant de bouquins ? J'en ai jamais lu un en entier mais c'est pas pour autant que j'ai pas une vie intéressante !

    Quand on passe dans le salon et qu'elle me parle des longues soirées d'hiver à papoter, un soupir franchit mes lèvres. C'est tellement opposé à ce que je suis, à ce que j'aime...Faut-il que je l'aime pour accepter ça, rien qu'à y penser je sens l'ennui venir. Rosy est en train de me parler d'une petite vie normale, classique et pépère...Tout ce que je ne veux pas et n'ai même jamais envisagée d'avoir...Jusqu'à il y a quelques semaines, et encore...C'est vite dit.

    Elle se tourne vers moi lorsqu'elle me présente la dernière pièce. Je me doute de ce qu'elle doit penser vu la mine décomposée que je dois avoir là. Je me demande si j'arriverais à me faire à une petite vie calme et rangée. C'est le visage légèrement pincé que je lui réponds d'une voix lasse :


    Je suppose que ça devrait lui plaire...Et j'imagine qu'il y a un grenier, une cave...Bref, tout ce qu'il faut...

    Je vais être franc, ça ne correspond pas à ce qu'"on" recherche, mais peut-être à ce que elle, elle recherche. Moi tant que j'ai un toit je me fous d'avoir une ou vingt pièces. Quant à être heureux...Ça t'intéresse ?


    J'ai du mal à tenir ma langue, j'ai été un peu sec sur ce coup là même si j'ai évité comme toujours de m'étendre, mais elle aura compris. On me reproche souvent mon franc-parler, c'est sans doute pour ça que beaucoup m'aiment pas, ya que la vérité qui blesse. Etre heureux, j'en suis pas sûr. Ce que je veux c'est que Mariana le soit, donc j'essaye de faire en sorte mais on est si différents que c'est pas facile et que les doutes sont sans cesse là à me tarauder.



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Jeu 24 Oct - 9:32

Mais qu’est ce que je fous là, a voir la lassitude du brun, il se fait chier et n’en a rien à foutre, j’aurai mieux fait de reporter la visite a plus tard et la faire avec Mariana.
Ou lui filer la clé pour qu’ils la visite ensemble.
Bah oui il doit y avoir un grenier et une cave, tu en as pas encore vu assez, ais je envie de répliquer.
Pas le temps de répondre, il enchaîne.
Ce n’est pas ce qu’ils cherchent, mais peut être ce qu’elle cherche. Oui d’accord, mais tu vas devoir y vivre aussi mon coco, faut quand même un endroit ou tu te sens a l’aise et chez toi.
Pas le temps de lui dire non plus.
Et la je me prends une gifle virtuelle monumentale et elle fait vachement mal.
Combien de temps je reste à le regarder, j’en sais rien, j’ai mal, le temps de me reprendre, le temps de faire demi tour, le temps de cacher ma peine et que la colère la remplace.
Tout en marmonnant entre mes dents, je cherche la porte de la cave.


Dommage qu’il n’y a pas des oubliettes, je t’y enfermerais à tout jamais pour ne plus avoir a te croiser, à penser à toi, au fait que tu me manques, loin des yeux loin du cœur le Greg !

Sous l’escalier dans le hall une porte que nous n’avons pas encore franchit.
Je l’ouvre en soulevant le loquet qui l’a tien fermée et découvre un escalier qui s’enfonce dans la pénombre.
Je suis en rage et heureusement, les toiles d’araignées je n’en ai rien à foutre aujourd’hui.
Poussant mes mains dans les poches de mon pantalon, j’entreprends la descente et découvre une cave faiblement éclairer par un soupirail. Tout en lui disant.


Quoi que tu puisses en penser oui cela m’intéresse que tu sois heureux.
C’est toi qui a mit des barrières entre nous pas moi, tu as voulu m’écarter de ta vie, faisant comme si nous ne sommes que de simple connaissance, c’était ton choix, je l’ai respecté.
Je pensais qu’on était amis, je me suis trompée c’est tout.


Je m’arrête au milieu de la pièce sentant sa présence derrière moi.
Une cave, voila que les souvenirs reviennent a galop, la visite de la cave de Marie.
C’est là que je me suis rendue compte qu’il ne sait pas bien lire, c’est là qu’on s’est enfiler les bouteilles alignées et que j’ai apprit qu’il aime les framboises.
La tarte aux framboises qu’on avait préparé plus tard, la partie de rire dans l’auberge en jouant avec la farine.

Je soupir, puis sursaute en entendant la porte claquer au dessus de nous.
Demi tour pour prendre l’escalier dans l’autre sens en passant à coté de lui sans le regarder, les marches sont grimpée, la poignée est empoignée, la porte reste callée.
Je blêmis, le loquet a du tomber et nous sommes enfermés.
Misère enfermée ici avec l’homme qui me déteste le plus sur cette terre.
De rage, je tape mon pied dans la porte avant de descendre.


On est coincé ici et tout ca pour te montrer une cave. Une cave c’est une cave non.

Je le foudroie du regard.

C’est de ta faute, trouve un moyen de nous sortir d’ici vite fait.

Je me laisse choir sur la dernière marche prise d’un rire nerveux.
La dernière chose que je voulais être enfermée dans un endroit clos avec lui et pas l’ombre d’une bouteille à s’enfiler.



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Sam 26 Oct - 17:06


    Pas de réponse, surprenant. Je la suis alors qu'elle fait volte-face pour me montrer la cave. Moi, tout ce que je voulais savoir, c'était si yen avait une, après, comme elle le dira elle même : une cave c'est une cave. Enfin bon, je la suis quand même, puisqu'on y est, autant finir. Je l'entends marmonner mais ne comprends pas ce qu'elle dit et à vrai dire, je m'en fous. On commence à descendre et d'un coup, sa langue se délie. Ben tient, bien sûr, tout est de ma faute. C'est moi qui ait abandonné mon amie quand elle allait mal...Ah ben non c'était l'inverse, suis-je bête ! Cette réflexion, je me la garde pour moi, mais je la pense bien fort.

    Je la laisse faire sa petite tirade, si elle savait ce que ça me fait...Soudain, un bruit derrière moi, elle remonte en quatrième vitesse et m'informer qu'on est coincés là. Parfait, je ne rêvais que de ça de rester je ne sais combien de temps enfermé avec elle, déjà rien qu'à visiter une maison pendant un quart d'heure il n'y a rien qui m'ennuyait le plus au monde. Je souris légèrement lorsqu'elle vient à ma hauteur me dire, en gros, que tout est de ma faute.


    Tu as raison, tout est de ma faute, pour tout, tout le temps ! Tu veux savoir quand ça a commencé à ne plus aller ? Quand Elise est arrivée. Je m'occupais moins de toi c'est ça le problème ? Et pourtant j'accourrais encore comme un idiot quand je pensais que tu allais mal ce qui, finalement, n'était pas vraiment le cas. C'était pour quoi ? Pour que je te remarque ? Que je m'occupe de toi ?

    Vos rivalités à toutes les deux, c'est ça qui a commencé à nous éloigner. Il n'y a pas à chercher plus loin. Quant à penser qu'on était amis, je me suis toujours comporté comme tel avant que tu ne me laisses totalement tomber quand justement, moi, pour une fois, j'aurais eu besoin de quelqu'un ! Elise, elle, elle est venue alors qu'elle était partie à une centaine de kilomètres d'ici. Toi tu faisais quoi ? A part t'amuser avec tes nouveaux amis et essayer de te faire l'autre pervers qui ne réagissait que quand on parlait de fesses ? J'étais invisible puisque devenu inutile sans doute, donc ne viens pas me faire la morale sur l'amitié.


    Bon là, je me suis lâché. Je parle pas souvent, ni beaucoup, mais j'accumule pas mal de choses et le jour où ça éclate ben...C'est mal barré et vaut mieux pas être coincé avec moi dans une pièce à ce moment là. Pas de chance pour elle, c'est ce qui lui arrive. Je pourrais faire un long discours qui prendrait des heures mais j'ai pas envie de m'étendre plus que ça. C'est pas mon genre de parler de sentiments ou même de les montrer. En fait, à part quand je suis énervé pour de bon, c'est difficile de me faire dire quoi que ce soit. Je remonte jusqu'à la porte et essaye de l'ouvrir. Un soupir s'échappe de mes lèvres, à part la défoncer et me broyer l'épaule au passage, je vois pas trop quoi faire d'autre. Parce que là, si on attend que quelqu'un vienne nous sortir de là, on en a un moment vu que la maison est censée être inhabitée.


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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Lun 28 Oct - 7:56

Rire nerveux qui s’interrompt d’un coup.
Tien il a retrouvé la parole, il me fait une longue tirade en plus et j’en reste sans voix.
Je le regarde monter l’escalier.
Monsieur Musclore va certainement nous sortir de là, un bon coup d’épaule dans la porte, si ils prennent la maison il n’aura cas réparé et basta, je vais me tire vite fait moi !
Ah ben non, monsieur devient peut être précieux maintenant, il a peur de se faire bobo.
Il redescend, j’avale ma salive.


Ah ben tu as certainement raison sur un point, c’est quand Elise, madame je sais tout est arrivée a Amiens.
Je ne sais pas ce qu’elle t’a foutu dans la tête, mais pour moi il n’y a jamais eut de rivalité  avec elle.
Alors je voudrais que tu m’éclaires sur ce point, surtout que je n’ai jamais eu l’impression que tu t’occupais moins de moi.


Je me dirige vers le soupirail et le regarde, il n’est pas très large, mais je ne suis pas énorme non plus, peut être que j’arriverai a me glissé dehors, si j’arrive à soulevé la grille.
Regardant autour de nous, cherchant quelque chose sur quoi je pourrais grimper, j’enchaine.


Elise est parfaite hein, ben tant mieux, franchement je n’en ai rien à foutre.
Quand a dire que je m’amusais avec mes nouveaux amis, je me demande vraiment de qui tu parles.
J’essaye toujours d’être agréable, je réponds quand on me parle.
Quand à l’autre pervers laisse-le là ou il est, il est sorti de ma vie avant que tu n’en sortes, tu m’as même aidé à passer le cap et je t’en remercie encore une fois d’ailleurs.


Je pose mon regard sur lui.

Tu sais je me souviens, un soir je t’ai vu par la fenêtre de l’auberge, je savais que tu n’allais pas bien, j’avais assisté à la conversation plus tôt que tu avais eut avec la reine.
Je suis entrée pour te parler. Et il sait passer quoi ? Tu te rappels ?
Des banalités, nous avons échangés des banalités, tu me répondais du bout des lèvres, j’avais l’impression que je te dérangeais alors que je n’avais qu’une seule envie c’est de parler avec toi et t’aider.
J’ai vraiment eu l’impression que je devais sortir de ta vie. Alors que mon plus grand souhait était d’être à tes cotés pour discuter, te remonter le moral et te donner un avis sur ce qui te torturais.
J’ai peut être fait une erreur, j’aurai peut être du insister…

De toute façon Elise est accourue, tu n’avais pas besoin de moi.


Un vieux coffre traîne dans un coin, vers lui je me dirige et essaye de le tirer contre le mur sous le soupirail.



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Sam 2 Nov - 12:44

    Ce qu'Elise m'a mis en tête ? Pas grand chose, elle m'a ouvert les yeux c'est tout. Les événements qui on eu lieu ont confirmé ce qu'elle pensait. J'avais espéré qu'elle se trompe...

    Je la vois se diriger vers le soupirail, elle croit vraiment qu'elle va réussir à se faufiler là ? J'ai des doutes et si elle reste coincée on sera bien tient ! Elle tourne partout pour trouver quelque chose sur quoi grimper tout en poursuivant sa tirade...Qui semble loin d'être terminée.

    Je ne suis pas encore fou Rosy, nies si tu veux j'ai encore toute ma tête. Quant à ton pervers, je parlais pas de ton ex mais du nouveau que tu t'es dégoté. On dirait que tu aimes ce genre d'hommes vu que je n'arrive à qualifier aucun de ceux que tu approches...Autrement...

    Je souris légèrement, assez amusé pour le coup. Si je l'ai aidée, tant mieux, de toutes façons, elle m'a payé pour ça à ce moment là alors elle me doit rien. Dans tous les cas j'ai été bête d'attendre quoi que ce soit et je m'étonne moi même d'ailleurs d'avoir pensé que pour une fois les choses étaient différentes. Revoilà une tirade, bon sang elle ne s'arrêtera donc jamais de parler ?

    Je me souviens très bien ce qu'il s'est passé, j'ai vu une étrangère entrer, c'est là que j'ai compris que c'était terminé. J'ai compris qu'en réalité tu étais superficielle et que si je n'étais pas d'humeur à t'amuser ou te rendre un service je ne servais à rien.

    Je finis par me taire et ne relève même pas ses dernières paroles sur Elise, Elise qui n'était plus là à ce moment là et qui est revenue quand elle a su ce qu'il se passait. J'aurais été seul si elle n'était pas accourue et pour une fois dans ma vie, je n'avais pas envie de l'être, pas après ce qu'il s'était passé avec Mariana.

    Je vais l'aider avec son coffre pour le mettre sous le soupirail. Je continue d'être dubitatif sur le fait qu'elle passe là, mais défoncer la porte sera pas si facile cette fois. Chez Marie, elle était juste coincée, là elle est verrouillée par un loquet. Je verrais bien après, on a pas trente-six solutions de toutes façons.





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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Jeu 7 Nov - 10:51

C’est ca cause, tu n’es pas fou, c’est moi, ben dans le fond ce n’est pas nouveau hein !
Il y a que moi pour me mettre dans des situations insensées, pour me dégoter des tarés.
Qui suis superficielle et égoïste, d’accord pense ce que tu veux.
Tien il bouge, le coffre est mit contre le mur sous le soupirail, je grimpe dessus et le regarde d’en haut, ca change…


Je n’étais peut être pas été là quand tu avais besoin de moi mais j’étais à me morfondre seule dans mon coin quand tu es parti.
Pense comme tu veux Gregory, puisque tu sembles mieux savoir ce qu’il se passe dans ma tête que moi.
Je ne suis pas ici pour débattre d’une soi disant amitié que tu ne désires de toutes façon pas.
Moi tout ce que je sais, c’est ce que j’ai ressenti et ce que je ressens.
Tu me détestes…


Quand les mots franchissent mes lèvres, je sens une grosse boule se former dans ma gorge.
Cela fait moins mal de penser que quelqu’un a qui ont tien nous déteste que de le dire, comme si c’est seulement maintenant que je le comprends.
Je me tourne vers le soupirail et empoigne la grille pour la poussé, logiquement elle doit basculer et me laisser le passage libre.
Quoi que me déteste-t-il vraiment… Ca cogite sous la tignasse.


Dans le fond non, tu ne me déteste pas, tu n’en a simplement rien à faire de moi.

Et là ca fait encore plus mal.

Mais tu ne pourras pas m’empêcher de souhaiter et d’espérer que tu sois heureux.
Parce que quoi que tu en penses, pour moi tu es important.


La grille bascule comme je l’avais imaginé, il me suffit maintenant de passer par ce trou rikiki, parce que je veux sortir d’ici au plus vite et je veux m’éloigner de lui.
De la pointe du pied je cherche un appui entre deux pierres du mur.
Quand mon peton à trouver une bonne prise, doucement je me soulève plaçant mes mains contre le mur a l’extérieur.


Si je ne te répugne pas de trop, tu pourrais peut être me poussé, au plus vite je serai dehors au plus vite tu seras débarrasser de moi



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Dim 10 Nov - 22:38

    Il vaut mieux que je me taise, ce n'est pas la peine et ça ne sert à rien de débattre sur le sujet. J'ai déjà beaucoup trop montré que tout ça me touchait et je préfère ne pas en rajouter. Ce n'est déjà pas dans mes habitudes de montrer mes sentiments mais vu la situation, il est sans doute préférable que je garde pour moi le fond de ma pensée, ça suffit, j'ai assez donné. Le déclic, je l'ai quand elle me jette à la figure que je la déteste...C'est tellement évident, pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Je ne suis même pas sûr d'avoir un jour détesté quelqu'un, pour ça il faut lui donner de l'importance et comme généralement ce n'est pas le cas et que ça me passe loin au-dessus, non, ce sentiment là ne fait pas partie de ceux que je connais.

    Je garde le silence tout le long et me contente de l'aider à placer le coffre, qu'elle puisse y grimper et sortir de là pendant qu'elle continue sa tirade et finalement change d'avis. Je relève les yeux vers elle, encore plus interloqué qu'elle puisse dire ce genre de choses mais je ne bronche pas, je préfère ne plus rien ajouter, j'en ai assez entendu comme ça même si j'ai sur le bout de la langue de lui demander ce qu'il lui faisait penser ça. Si vraiment je n'en avais rien à faire, je ne me serais jamais énervé, je ne lui aurais fait aucun reproche et surtout je ne me serais pas inquiété de son sort. A présent, au vu de la situation, peut-être vaut-il mieux qu'elle croit ça finalement, ce sera plus simple pour tout le monde...Chacun sa vie et on s'ignorera...

    Là, j'en viens à me maudire moi-même d'être resté trop longtemps dans le coin, de m'être laissé allé à apprécier quelques personnes alors que ça n'aurait pas dû être. Je me retrouve maintenant dans des situations que je ne connais pas et dont je n'ai jamais eu envie, avec des doutes qui restent constamment là et me font me demander si je ne ferais pas mieux de reprendre ma vie. Mais voilà, les choses deviennent compliquées quand on commence à s'attacher et c'est pour ça que je n'ai jamais voulu de ça, maintenant, j'ai l'impression d'être coincé, d’être prisonnier de moi-même et de ce ressenti qui me fait culpabiliser à chaque fois que j'ai envie de tout abandonner.

    J'évite son regard quand finalement elle change de discours et me dit que je suis important pour elle. Finalement, je me demande si je ne préférerais pas qu'elle me dise le contraire. C'est pire de sentir ce fossé qui se creuse de plus en plus à chaque instant quand on entend ce genre de choses. J'ai envie de lui dire que c'est pareil pour moi mais ça ne veut pas sortir parce qu'exprimer un ressenti d'une autre façon que par la colère, je ne sais pas le faire, je suis comme paralysé quand il faut que je dise ce que j'ai au fond de moi. Je me contente alors de m'exécuter pour l'aider à sortir de là en se glissant par le soupirail. Moi, c'est certain, je n'arriverais jamais à passer par là. Alors quand elle a enfin réussi à grimper je me place devant le soupirail et relève la tête vers elle pour marmonner quelques mots qui semblent finalement n'avoir aucun rapport avec le fait d'être enfermé là même s'ils disent le contraire.


    Ne me laisses pas là...


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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Jeu 14 Nov - 11:40

On pourra dire que je ne suis pas féminine, qu’une femme portant le pantalon n’est pas une femme.
Pourtant à cet instant, il est bien plus facile de passer par un petit trou sans avoir une flopée de jupons encombrants.
Le silence s’est installé entre nous et c’est mieux ainsi, il ne sert a rien de me torturer plus longtemps, d’avoir des remords et mal à mon petit cœur.
Il faut que je m’éloigne au plus vite d’ici, que j’aille me refugier dans mon trou pour laisser mon chagrin exploser.
Je me tire de là, il m’aide en poussant un peu, je me fais glissé sur le sol à l’extérieur enfin libre, je ne suis même pas restée coincée.
De la position allongée je me retrouve debout en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, frottant mes mains sur mes cuisses, je regarde vers le soupirail, l’écoute clamer quelques mots.


Pourquoi tu es claustrophobe ?

Je n’ai qu’une envie c’est de fuir cette maison de malheur, m’éloigner de lui surtout, j’irai porter la clé à Mariana, elle n’aura qu’a venir le libère, ils pourront visiter à leurs aise.
Et c’est ce que je fais, un demi-tour rapide, quelques mètres jusqu'à la ruelle en le maudissant, en me maudissant aussi d’ailleurs, me faisant la promesse de ne jamais plus m’approcher de lui, je veillerai de loin tout simplement.
Ce que je faisais d’ailleurs et qui me convient très bien, lui n’en sait rien et c’est mieux ainsi.
Mais moi c’est moi et moi je n’arrive pas à partir, là sur le bord de cette route devant cette maison, je suis en pleine réflexion. Le laisser là ou pas ?
Je ne peux pas, combien de temps resterait il enfermé là, combien de temps la Reine a besoin de sa demoiselle de compagnie ?
je retourne vers la demeure, le hall, la porte menant à la cave, le loquet soulevé, je crie.


Tu es libre.

Avant de retraverser la pièce pour retrouver l’extérieur.



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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Gregory Sandre le Sam 16 Nov - 21:29

    Je m'attendais à quoi franchement ? Quand j'entends sa réponse, ça ne fait que me conforter dans mon idée, mieux vaut ne rien ajouter...Quoi que je puisse dire ou faire, j'ai toujours ce genre de réponses, froides, distantes...Peut-être même moqueuses. Je remonte vers la porte et attends qu'elle vienne m'ouvrir mais je trouve le temps long...Les minutes me semblent durer plus que la normale pourtant la maison n'est pas si grande et en faire le tour pour venir m'ouvrir n'aurait pas dû prendre plus d'une minute.

    Se pourrait-il que, finalement, elle m'ai véritablement laissé là ? Je m'adosse contre le mur en secouant légèrement la tête de façon négative. Qu'est ce que je croyais ? Qu'elle viendrait me chercher ? C'était tellement plus simple de me laisser dans cette cave après tout, elle sait que je trouve toujours un moyen de me débrouiller et que j'aurais fini par réussir à sortir...Mais quand même...Je reste donc là, à repenser à tout ça, à cette scène qui n'aurait pas dû avoir lieu tout simplement parce que je n'aurais déjà pas dû être là...

    Au final, je ne suis pas sûr que ça ait eu quoi que ce soit de positif cette discussion, je dirais même que c'est le contraire. J'ai dit ce que j'avais à dire mais au final c'est encore pire. Je sors de mes pensées quand j'entends finalement le son du loquet et vois la lumière pénétrer la cave. Je monte les dernières marches et sors enfin de là. Bien sûr elle ne m'a pas attendu et a déjà filé, mais qui l'en blâmerait ?

    Je finis par quitter enfin les lieux, il ne me reste à présent plus qu'à rentrer...Je la vois à quelques mètres devant moi, elle semble pressée de s'éloigner, je reste là à la regarder jusqu'à ce qu'elle disparaisse de mon champ de vision, tout ça est trop compliqué et en repartant je n'ai cessé de me demander si je n'aurais pas dû dire autre chose, si je n'aurais pas dû tenter de la rattraper et lui dire...Ce que j'avais dans le fond de mon coeur...Mais c'était trop tard et le fossé creusé se transformait en gouffre...


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Re: [RP] Flash-back : une amitié sur le fil du rasoir

Message  Rosy le Ven 22 Nov - 12:09

Continue Rosy, ne te retourne pas, avance en regardant droit devant toi, loin de lui…
J’avance, encore et encore, la maison est quittée, la ruelle empruntée et ma vision se brouille.

Passant devant le parc, sans réfléchir j’y pénètre ralentissant ma marche.
Je m’adosse contre le tronc du grand chêne près de la fontaine ou j’ai piqueniqué il y a quelques jours avec Cara.
Je me laisse glissée à ses pieds, ne retenant plus les larmes qui coulent maintenant, c’est moi la fontaine aujourd’hui.
La douleur, la tristesse, un mélange détonnant qui s’empare de moi.

Pourquoi a t’il fallu que je le rencontre ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il devienne si important ? Pourquoi me manque-t-il autant ?
Tant de questions auxquelles je ne sais répondre, tout ce que je sais c’est que plus jamais ce ne sera comme avant et que ca fait mal.

J’entoure mes jambes repliées de mes bras, pose mon front sur mes genoux laissant le temps passés.
Le temps qu’il rejoigne le centre de la ville, le temps que mon chagrin s’estompe un peu et que mes larmes sèches.
Je sais maintenant  que plus rien ne sera jamais comme avant, nos rires, nos délires, nos discutions… tout ceci fait partie du passé.



L’espérance, toute trompeuse qu’elle soit, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.
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